Quand une abonnée de la page que j’aime beaucoup souhaite publier quelques lignes sur le papier et les partager… c’est avec un grand honneur! Ici, un texte sur un mal-être qui peut en toucher plus d’une… Merci de ne jamais juger et toujours respecter 🙂 Elle a tout mon soutien 🙂 Tu es une battante, tu es belle 😉 1 million de mercis pour tes mots si doux, touchants, tu as toute mon admiration 😉
Je vis avec un trouble alimentaire: je suis boulimique. Ce comportement obsessionnel s’est insidieusement immiscé dans ma vie alors que je devenais de plus en plus obèse. Jusqu’à il y a peu de temps, j’étais convaincue que je maîtrisais la situation.
J’ai commencé à me faire vomir parce que j’étais écoeurée par mon corps qui se déformait a vue d’œil. Je me gavais a outrance et ne voulais pas m’arrêter. J’ai commencé à me “purger” pour stopper la prise de poids. Je me sentais dégoûtante d’ingurgiter autant de nourriture et tellement coupable d’en venir a me faire vomir.
Après une longue période d’hésitation, je me suis lancée dans une transformation physique. J’ai beaucoup maigri, j’ai changé et aujourd’hui je me sens beaucoup plus heureuse. Le retour des gens, aussi, est tellement positif qu’il me touche beaucoup.
Mais ce que les gens ne savent pas, c’est que malgré tout ça, je n’aime toujours pas mon image “entière”. Je suis toujours boulimique et je me suis rendue compte que même dans ce nouveau corps je me sens coupable. Je continue de me gaver et de me “purger”: par culpabilité, par honte, par peur de revivre le passé.
Même si mon physique a évolué, mes sentiments et jugements sur moi même ré compliqués à gérer.
Mais maintenant je sais, je suis consciente. Un jour, j’y arriverai.
D’ici là, je témoigne car je suis persuadée que mes ressentis ressemblent à ceux de beaucoup de personnes engagées dans un processus de régime, rééquilibrage alimentaire ou transformation physique. Messieurs dames, gardez surtout votre bienveillance, mais n’oubliez s’il vous plaît jamais, que merci si vous trouvez qu’une personne est belle et semble être épanouie, son combat indique clairement que son esprit n’est pas en phase avec ce que vous voyez. Soyez indulgents et compréhensifs dans votre mots.
Merci a toutes les personnes qui soutiennent, aident et encouragent chacun et chacune dans son combat personnel dans cette évolution.
Depuis quelques temps, Émilie, alias Maman et son chapeau, nous partage son parcours de perte de poids. J’ai eu envie de livrée mon témoignage personnel en lisant certains commentaires sur ce parcours ou sur certaines photos
Certaines fois, les gens émettent un avis, un jugent (en toute bienveillance) allant contre  ce choix de perte de poids.
Les gens pensent bien faire et pensent réussie a faire changer la vision qu’on a dans notre fort intérieur.
Alors j’espère que vous ne m’en voudrez pas mais je voulais témoigner de ma petite histoire, de mon combat, toujours en cours, même si certains pensent que je devrais l’arrêter.
Je dois commencer en expliquant que ai toujours été, meme enfant, le petit boulotte. Je me sentais ainsi et on me le faisait comprendre.
J’ai toujours beaucoup trop mange, et surtout beaucoup trop de cochonneries. Avec le temps je suis devenue obèse.
A partir de ce moment là, j’ai toujours eu cette impression que tout le monde epiait ce que je mangeais, que ça soit la réalité ou non. Cette sensation de regard inquisiteur extérieur incessant est devenu mon propre regard sur moi, sur mon physique, sur ma façon de me nourrir.
J’ai alors développé un immense sentiment de culpabilité. C’est a ce moment là, je crois, que je suis devenue boulimique. Entre la honte d’un corps ingrat et la culpabilité de ce que j’ingurgitais, j’ai commencé un long cauchemar a me “purger” de temps en temps, puis régulièrement.
Pendant des années mon poids a fait le vrai yoyo. Mais même avec un poids qui redevenait “correct, je ne m’aimais toujours pas. Les gens avaient beau me féliciter, me dire que j’étais bien, rien ne changeait en moi et mon poids remontait.
A ce moment là je n’étais pas consciente que je souffrais d’un trouble alimentaire. Je croyais que je ferais cela pour “contrôler” mon poids.
Il y a environ 6 mois, après de longues hésitations, je me suis lancée dans une transformation physique.j’ai réussi, j’ai beaucoup changé, j’aime de plus en plus l’image que je renvoie. Cependant, je me suis rendue compte, grâce a un petit bout de femme qui me suit personnellement, que ma boulimie est maladive.
Il y a 3 mois, j’ai commencé mon plus grand combat: celui de guérir et de comprendre et voir enfin ce que les autres voient: une jolie femme bien dans sa peau.
Les gens ne savent pas ce qu’il y a dans l’esprit de quelqu’un qui veut perdre du poids. C’est bien plus qu’un aspect physique.
Quelqu’un qui se lance dans ce type de processus est un véritable guerrier; et il doit être encouragé, poussé. On doit lui montrer qu’on voit pour lui l’importance de mener a bien cette lutte longue et sinueuse.
Alors Émilie, grâce a ce texte, et quoi qu’il y ait dans ton esprit, sache que je te soutiendrai toujours dans ton choix et que pour moi tu es un bel exemple de guerrière. Tu inspires le respect et je suis sûre que tes partages vont inspirer beaucoup d’autres personnes.
Merci
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